Prêt professionnel, tout ce qu’il faut savoir

Excellente alternative pour financer des projets de toute nature, le prêt permet de pallier l’insuffisance d’apport personnel. Parmi les formes de prêt les plus répandues, le prêt professionnel constituent la première option vers laquelle se tournent les entrepreneurs. Jugé plus avantageux, ce mode de financement permet de répondre à une multitude de besoins tout en permettant à l’emprunteur de conserver le contrôle de son affaire. À la différence du prêt classique, le prêt professionnel est exclusivement destiné aux personnes gérant une activité professionnelle indépendante. Il peut être à court ou moyen terme, à taux fixe ou à taux variable. Différentes catégories de prêt professionnel existent. En contrepartie de ces prêts, des garanties peuvent être demandées.

Sommaire

I/ Le prêt bancaire
II/ Le prêt d’honneur
III/ Le prêt participatif 
IV/ Les différentes garanties pouvant être demandées par la banque

I/ Le prêt professionnel : le prêt bancaire

Ce prêt professionnel est considéré comme la solution la plus efficace et la plus rapide pour financer l’achat d’un bien à valeur considérable, ou pour financer la création ou la reprise d’une entreprise.

On considère généralement qu’il existe 8 types de prêts bancaires lesquels sont :

  • le prêt bancaire pour trésorerie,
  • le prêt relais,
  • ou encore le prêt bancaire sans justificatif,
  • le crédit-bail,
  • le prêt bancaire de rachat,
  • le crédit renouvelable,
  • le prêt bancaire de renégociation,
  • et le prêt in fine.

Le choix entre ces types de prêts dépend des objectifs visés de l’emprunteur.

Le prêt professionnel bancaire peut être conclu avec une personne physique ou une personne morale. Au même titre que les autres modes de financement, il est assorti d’intérêt, dont le taux est négociable avec l’établissement bancaire concerné. N’hésitez pas comparer les banques pro en ligne !

Ce type de prêt professionnel représente divers avantages.

A) Les avantages du prêt bancaire

1. L’absence de risque de dilution de capital

En ayant recours au prêt professionnel bancaire, l’emprunteur s’assure de garder le contrôle de son capital. De ce fait, il peut utiliser librement son argent et n’est pas tenu par l’obligation de remboursement immédiat. Un plus grand volume de financement lui est même octroyé ce qui lui garantit un moyen de couvrir ses besoins et ceci malgré l’existence de comptes à découvert ou un manque grave de trésorerie. Ainsi, le risque de dilution des droits de vote ou de dividendes des actionnaires est évité. Le prêt bancaire permet d’alléger les finances de l’emprunteur en rallongeant les mensualités sur une longue durée.

2. Un gage de confiance pour les futurs investisseurs 

La confiance des investisseurs doit à tout prix être gagnée. Cette confiance peut être acquise par le biais de compétences managériales, techniques et intellectuelles mais également par la preuve d’une bonne gestion financière. Ainsi, l’obligation de rembourser l’emprunt du prêt professionnel bancaire qui pèse sur l’entreprise peut rassurer les investisseurs et les partenaires dans la mesure où elle constitue une preuve de solvabilité financière. Le nécessaire paiement des échéances incite aussi l’entreprise emprunteuse à la prudence et à la gestion rigoureuse.

B) Les conditions pour obtenir un prêt bancaire

Il est aussi à rappeler que certaines conditions rigoureuses sont exigées par les établissements bancaires pour avoir droit au prêt bancaire. On peut citer :

1. L’exigence des revenus fixes et réguliers

Afin de garantir le remboursement de sa créance, les établissements bancaires exigent des demandeurs de prêt une preuve de leur solvabilité. Il s’agit généralement de l’existence des revenus réguliers et fixes, via des obligations, des plans d’épargne, des SICAV à revenus ou autres moyens.

2. Un faible taux d’endettement 

Par rapport à la valeur de ses fonds propres, le niveau d’endettement de l’emprunteur doit être faible. À défaut, l’établissement bancaire risque d’être réticent à la demande de prêt.

3. La nécessité d’apports personnels

Enfin, les établissements bancaires exigent que l’emprunteur soit en possession d’une certaine somme lors de leur demande de prêt. Elle doit au moins représentée 30% du financement nécessaire afin de partager les risques entre les deux parties. En effet, les prêts bancaires ne peuvent pas financer en totalité un projet professionnel.

II/ Le prêt professionnel : le prêt d’honneur

Face à grand nombre d’offres de prêt professionnel, le prêt d’honneur présente des conditions très attrayantes. Il est d’abord défini comme étant un crédit à taux zéro destiné à financer une création ou une reprise d’entreprise ou un projet personnel. Il peut financer un investissement de départ, un besoin en fonds de roulement ou même un achat de matériel.

À son grand avantage, le prêt d’honneur ne nécessite ni garantie ni caution. Il se base uniquement sur une déclaration sur l’honneur. Néanmoins son obtention est soumise à un examen minutieux de l’établissement prêteur notamment de la situation professionnelle et personnelle du demandeur de prêt mais aussi de son projet à réaliser.

Le montant du prêt d’honneur peut varier entre 2 000 et 90 000 euros selon l’établissement prêteur et le projet de l’emprunteur. Pour obtenir le meilleur montant, il faut avoir le sens de la négociation. Le délai de remboursement du prêt est fixé sur une durée à court, moyen ou long terme.

En plus de ce prêt, le souscripteur peut conclure un autre prêt complémentaire tel qu’un prêt bancaire. En effet, le prêt d’honneur constitue un levier significatif dans la réalisation de son projet.

Actuellement, seuls quatre organismes proposent le prêt d’honneur en France : Initiative France, France Active, ADIE et Réseau Entreprendre.

III/ Le prêt professionnel : le prêt participatif

De plus en plus sollicité, le prêt participatif s’adresse particulièrement aux PME rencontrant des besoins financiers sur le long terme. Il permet de préserver l’autonomie financière de l’entreprise sans modifier la répartition de son capital. En effet, il est assimilé à des fonds propres et s’inscrit comme tel dans la comptabilité de l’entreprise et non à titre d’endettement.

Son montant est limité au double du montant des fonds propres. Il doit être remboursé dans un délai de 60 à 84 mois selon le prêteur. Son taux d’intérêt peut être majoré par la participation au bénéfice net de l’emprunteur. Il peut très bien être consenti par les établissements bancaires, par des sociétés commerciales ou même par l’État. Une mise en garde à l’égard des prêteurs est cependant de rigueur. En effet, ils encourent le risque de ne pas être remboursés.

Parmi les principaux avantages du financement participatif, on peut citer l’importance du volume de financement et le remboursement à long terme ce qui évite le risque de dilution du capital. La procédure d’obtention de ce type de prêt est aussi très simple, pratique et rapide. En effet, il ne nécessite aucun examen minutieux, ni garantie ni caution, et peut être obtenu dans un délai de 3 jours uniquement.

Le « crowdlending » ou prêt participatif peut aussi servir de financement complémentaire.

Il faut noter qu’en plus de ces différents prêts vous pouvez bénéficier d’aides telles que le NACRE, une aide au montage du projet de création ou de reprise d’entreprise, à la structuration financière et au démarrage de l’activité.

IV/ Le prêt professionnel : les différentes garanties pouvant être demandées par les banques

Bien que certains prêts professionnels ne nécessitent pas de garantie ni de caution, tels que le prêt d’honneur et le prêt participatif, la majorité en exige. Parmi ces garanties, on peut citer :

A) Le nantissement de fonds de commerce ou de parts sociales de société 

Aussi appelé sûreté réelle, le nantissement du fonds de commerce résulte d’un contrat ou d’une décision judiciaire. Il crée des droits pour le prêteur qui devient donc le créancier privilégié de l’emprunteur et bénéfice ainsi d’une priorité de paiement face à ses autres créanciers. Ce type de garantie fonctionne au même titre que les gages et les hypothèques.

B) L’hypothèque dans le cadre d’investissements immobiliers 

Très répandue, la garantie hypothécaire permet de pallier les défaillances de l’emprunteur. L’idée étant de garantir le prêt par des biens ou des fonds versés. À défaut de remboursement à l’échéance, le prêteur peut saisir de droit, les biens de l’emprunteur insolvable mis en garantie ou les fonds qui lui ont été versés.

C) La caution personnelle 

Quant à la caution personnelle, elle consiste pour une personne physique à se porter caution pour un emprunt conclu par une entreprise qui est une personne morale. Ce porteur de caution accepte se faire poursuivre sur son patrimoine personnel pour rembourser la défaillance de la dette d’une entreprise.

D) L’assurance-vie 

À défaut d’avoir d’autres garanties, l’assurance vie peut très bien servir à convaincre les établissements bancaires à conclure un prêt professionnel. Dans ce cas, il suffit que l’assuré dispose d’un capital suffisant dans sa police d’assurance pour en constituer un potentiel gage. Ce capital sera gelé en ce sens durant la période de remboursement de la dette.

E) Les sociétés de caution mutuelle 

Une société de caution mutuelle peut aussi se porter caution à un prêt conclu avec des établissements bancaires. Elle peut garantir l’emprunteur auprès de sa banque ou contre-garantir la banque qui prend le risque.

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