Développement entreprise : quelles solutions de financement ?

En fonction du stade de maturité d’une entreprise et de la nature de son besoin, différentes possibilités de financement existent. Panorama de ces solutions.

L’emprunt bancaire auprès de…

sa banque historique

Déposer un dossier pour obtenir un crédit auprès de sa banque historique est généralement le premier réflexe d’un entrepreneur. Cette solution n’est pourtant pas adaptée à tous les types de besoins. Si la banque s’engage assez facilement sur un besoin matériel (achat d’un local, machines…), elle aura plus de difficultés à le faire sur de l’immatériel (recrutement, travaux, marketing…).

une banque concurrente

Toutes les banques n’ont pas les mêmes critères. Un refus de votre banque originelle ne signifie pas qu’aucun emprunt bancaire n’est possible. Pour conquérir un nouveau client, une banque concurrente pourrait être prête à faire quelques compromis.

un pool bancaire

Pour partager les risques, des banques peuvent s’associer pour octroyer un crédit. L’élément un peu dissuasif de ce modèle pour les acteurs bancaires ? Ils devront également se partager les flux de l’entreprise. Généralement, une banque préférera donc effectuer un cofinancement avec un organisme qui n’a pas pour vocation de gérer des flux. Par exemple, une plateforme de prêt participatif ou Bpifrance.

Le leasing pour étaler les paiements dans le temps

Pour éviter de débourser des sommes importantes en une fois ou d’emprunter, le leasing est une solution particulièrement pertinente pour certains besoins matériels : véhicules de société, machines industrielles, mobilier de bureau, matériel informatique…

L’affacturage ou le financement Dailly pour les besoins de trésorerie

L’affacturage et le financement Dailly permettent aux entrepreneurs de percevoir les créances que leur doivent leurs clients en avance. Ces solutions sont donc particulièrement adaptées aux besoins de trésorerie.

Les prêts d’honneur (à taux zéro) pour compléter un apport

Ces prêts à taux zéro sont octroyés par deux organismes : France Initiative et le Réseau Entreprendre. Leur vocation ? Compléter l’apport personnel un peu faible d’un dirigeant, lui permettant ainsi d’accéder plus facilement à un emprunt bancaire.

Les offres de la Banque Publique d’Investissement

En fonction de la maturité de l’entreprise, de son secteur d’activité ou encore de sa région, Bpifrance propose de nombreuses offres/aides de financement.

Les fonds d’investissement

Ces sociétés financières gèrent les fonds qui leur sont confiés par des investisseurs institutionnels, particuliers… Elles les placent dans des sociétés à haut potentiel avec pour objectif un retour sur investissement. Il existe différents types de fonds : par secteur d’activité, niveau de maturité…

Les business angels : financement et expertise

Plus que des investisseurs, les business angels mettent également à disposition des entreprises financées leur expérience et expertise. Généralement, il s’agit de sociétés particulièrement innovantes. Comme les fonds d’investissement, ils espèrent ainsi faire une plus-value financière.

Le financement participatif : don, prêt ou investissement

Le crowdfunding

Les plateformes de crowdfunding permettent à des entrepreneurs de collecter des fonds auprès des internautes, en échange de contreparties non financières. En moyenne les collectes sont de 5 000 euros. Cette solution est donc plutôt adaptée aux petits besoins (premiers stocks, fabrication de prototypes…) ou à un complément d’apport.

Le crowdlending

Les plateformes de prêt participatif proposent à des dirigeants de TPE/PME d’emprunter des fonds directement aux particuliers. Ils leur remboursent chaque mois une partie du capital prêté ainsi que des intérêts. Les entreprises peuvent emprunter entre 10 000 et 2,5 millions d’euros. Sans caution ni garantie, cette solution de crédit est particulièrement adaptée aux besoins comme : réalisation de travaux, campagnes de communication, logiciels informatiques, embauches…

Le crowdequity

Les plateformes d’investissement participatif proposent à des start-ups en création ou développement d’ouvrir leur capital – jusqu’à 2,5 millions d’euros – aux internautes. Ces derniers en deviennent alors micro-actionnaires.

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