Parcours du créateur d’entreprise

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Le projet de création d’entreprise est une opération délicate qui nécessite d’importants investissements personnels et financiers. Lors de ce parcours, l’entrepreneur, notamment lorsqu’il est néophyte, devra prendre d’importantes décisions. De plus, il est facile de se perdre dans les formalités diverses à tel point qu’on ne sait plus comment et par où commencer. Voici donc les étapes essentielles du parcours du créateur d’entreprise :

I/ Trouver une idée d’entreprise

II/ De l’étude de marché à la concrétisation

I/ Parcours du créateur d’entreprise, trouver une idée d’entreprise

A priori, lorsqu’on se lance dans l’entrepreneuriat, il est toujours judicieux d’avoir une idée innovante qui portera ses fruits, et ce, dans un délai raisonnable. Afin de pouvoir monter une entreprise digne de ce nom, mieux vaut rester attentif aux évolutions et aux besoins du marché. Pour ce faire, le créateur d’entreprise doit :

A) Porter une attention particulière aux besoins des consommateurs cibles

Contrairement aux idées reçues, il n’est pas difficile de trouver un concept d’entreprise viable et rentable. Parfois, il suffit de prendre en considération les petits tracas de la vie quotidienne. L’identification des problèmes des proches, des amis et de l’entourage est une grande source d’inspiration.

  1. Se tenir informé des nouvelles lois et normes en vigueur

La législation en vigueur est facteur de changements des habitudes de la société et de l’apparition de nouveaux besoins. Par exemple, la loi interdisant l’utilisation du téléphone au volant a inspiré la conception du kit mains libres ainsi que d’autres supports pour smartphone.

  1. Rester informé

Le bon parcours du créateur d’entreprise dépend surtout de la bonne connaissance du monde professionnel. En effet, il doit connaître les produits et les services qui fonctionnent et ceux en phase de déclin… L’entrepreneur est aussi tenu de savoir tout ce qui concerne le secteur dans lequel il souhaite se lancer (connaissances requises, salaire, débouchés, évolution de la carrière, etc.). A cet effet, l’idéal est de suivre l’actualité économique, de s’abonner à une presse spécialisée ou encore de se renseigner auprès de Pôles emploi. Il est aussi possible d’étudier les business models qui ont fonctionné.

B) Adopter des idées prospères

La création d’entreprises peut aussi amener à essayer les mêmes recettes lancées dans un autre pays. Cette approche demande des recherches approfondies, notamment sur internet, et de repérer les produits ou les services tendances qui n’existent pas sur le marché de son pays pour les adopter à son tour.

Bref, les idées ne manquent pas, l’essentiel consiste à aiguiser sa curiosité du monde environnant, d’ouvrir l’œil et de laisser libre cours à son imagination.

II/ Parcours du créateur d’entreprise, de l’étude de marché à la concrétisation

Le parcours du créateur d’entreprise mène tôt ou tard à une étude de marché. L’idéal est de dresser un business plan. En réalisant une étude de marché, l’entrepreneur est amené à étudier minutieusement les défis de sa future entreprise afin d’être en mesure de déterminer les solutions. Il sera également en mesure de connaître les atouts et les faiblesses de ses concurrents et de prendre des décisions qui s’imposent. En tant que chef d’entreprise, il devra définir la viabilité et la faisabilité de son projet (notamment financièrement). Les éléments essentiels à analyser au cours d’une telle étude sont nombreux : la règlementation (lois, normes, directives  à respecter), l’équilibre entre l’offre et la demande, les partenaires directs et indirects, les fournisseurs, etc. Tout cela passe par différentes phases :

A) Trouver un financement pour créer son entreprise

Le financement est par conséquent un point déterminant la viabilité de l’entreprise. Si celle-ci demande un apport en capital important, le parcours du créateur d’entreprise sera moins aisé. Les sources financières peuvent prendre différentes formes : love monnaie, subventions, allègements fiscaux et/ou sociaux, soutiens financiers, etc. Parmi cela figurent :

  1. Les aides octroyées pour favoriser l’entrepreneuriat et l’innovation

Il s’agit d’une sorte coup de pouce de l’État afin de favoriser l’entrepreneuriat, que ce soit pour la création ou la reprise d’entreprises. Ces soutiens visant à encourager la multiplication des entreprises encore sont divers. Le dispositif d’Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (Acre) en fait partie. Il permet de profiter d’une réduction partielle ou totale de charges fiscales au cours de la première année d’activité. Le futur dirigeant d’entreprise devra se renseigner pour connaître les conditions d’éligibilité.

Les créateurs d’entreprise peuvent également bénéficier d’appuis financiers pour soutenir les projets innovants. Ils ont le droit d’en demander l’obtention sous forme de prêt sans garantie ni caution personnelle à l’image du Contrat de Développement Innovation (CDI). Par ailleurs, si l’entreprise innove, elle peut profiter d’un Crédit d’impôt recherche (CIR).

  1. Les aides financières pour encourager l’aménagement du territoire

L’État et les collectivités territoriales accordent aussi des privilèges comme des subventions, la prime d’aménagement du territoire (PAT) et des exonérations d’impôts (à l’image de la loi Pinel). Elles visent le développement et l’implantation des entreprises qui vont ensuite booster la création d’emplois et d’activités sur le long terme.

  1. Les aides destinées aux demandeurs d’emploi

Elle est octroyée durant la période au cours de laquelle une personne au chômage compte se lancer dans un projet professionnel. Pôle emploi propose d’ailleurs d’accompagner ceux qui souhaitent devenir chef d’entreprise. Ils auront de même la possibilité de bénéficier de l’allocation de retour à l’emploi (ARE) et de l’aide à la reprise ou la création d’entreprises (ARCE)…

B) La validation du projet d’entreprise

Après avoir fixé les prévisionnels et le financement, le porteur de projet est tenu de valider ce dernier.

  1. Choix de la forme juridique

A cette fin, il doit choisir le statut juridique de son entreprise. Dans cette étape, mieux vaut se faire accompagner par des professionnels tels qu’un expert-comptable ou un avocat.

  1. Formalisation

La demande d’immatriculation au Registre du commerce et des sociétés (RCS) est une étape incontournable du parcours du créateur d’entreprise. Elle donne une existence juridique à son activité et permet d’attribuer la personnalité juridique à la société. Il y a différentes démarches administratives obligatoires pour immatriculer une société. Il faut constituer un dossier contenant une attestation de dépôts de fonds, des documents concernant les statuts sociaux, la déclaration de non-condamnation, ainsi que le formulaire M0 rempli et signé. Par ailleurs, la rédaction des statuts est également une condition préalable à l’immatriculation de la société

Une fois complet, ce dossier doit être déposé auprès du Centre de Formalités des Entreprises (CFE). Cet organisme se charge de le transmettre, par exemple, à la chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) pour les activités artisanales ou à la chambre du commerce et de l’industrie (CCI) pour les activités commerciales. Après avoir obtenu l’immatriculation, l’entreprise reçoit l’extrait Kbis contenant nombre d’informations relatives à la société telles que le numéro SIREN, SIRET, ainsi que l’objet social.

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Vania Ranaivoarisoa

Juriste diplômée en Master 2. Vania rédige sous la direction de Loïc Le Goas, Avocat et Président de Legalvision.

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