Reconversion professionnelle et création d’entreprise

reconversion professionnelle et création d'entreprise

Bon nombre de raisons poussent une personne à se lancer dans une reconversion professionnelle et création d’entreprise. Dans tous les cas, il s’agit d’une décision à ne pas prendre à la légère. Elle exige, en effet, un sérieux travail de réflexion et surtout la mise en place d’un véritable « business plan ». Bien souvent, il est indispensable de se faire assister d’un professionnel en la matière.

Il ne faut donc pas négliger la préparation. Changer de métier est une entreprise complexe et difficile. Toutefois cela reste tout à fait faisable et le résultat peut en valoir la peine. Il suffit de suivre ces quelques conseils ci-dessous:

I/ L’importance de la préparation psychologique

II/ Créer une entreprise ou trouver un autre travail ?

III/ Trouver un moyen de financer sa reconversion professionnelle

 

I/ Reconversion professionnelle et création d’entreprises, l’importance de la préparation psychologique

Il est indispensable de bien se préparer avant de décider quoi que ce soit et ensuite peser le pour et le contre.

A) Être sûr de vouloir une reconversion professionnelle

Au moins une personne active sur deux en France souhaite se reconvertir dans un autre métier, d’après le BVA Group. Toutefois, très peu ont  réellement le courage de quitter leur travail actuel pour s’aventurer dans une autre activité dont l’issu est incertain. La plupart attendent donc que les conditions optimales soient bien réunies avant de faire une reconversion professionnelle et création d’entreprise.

Il est important alors de bien se préparer psychologiquement et de connaitre ses réelles envies avant d’aller de l’avant. Pour s’aider dans cet exercice, il est possible de faire le point. On peut par exemple faire une petite liste des avantages et des inconvénients du métier que l’on exerce actuellement.

B) Savoir si la reconversion est la solution

Ensuite, il faut effectuer une comparaison de ces points entre le tout nouveau métier ou secteur d’activité souhaité et l’actuel. À la fin on est en mesure de savoir si ce nouveau projet professionnel en vaut réellement la peine et qu’il répond à nos aspirations. Pour voir une vision plus objective du pour et du contre, mieux vaut solliciter les avis des proches ou les personnes déjà expérimentées avant de mise en œuvre des premières actions.

II/ Créer une entreprise ou trouver un autre travail ?

Il s’agit d’une question également difficile. Toutefois, en se référant à la liste précédente, il est possible d’y répondre. Dans ce cas trois cas de figure sont possibles :

A) Changer simplement d’employeur et de secteur d’activité

C’est la solution la plus facile évidemment : accéder au métier de ses rêves. Toutefois, il peut se passer de nombreuses années avant que l’occasion se présente. Aussi, les chances d’être intégré dans la nouvelle entreprise restent assez rares. Rien ne garantit non plus que l’on soit confirmé au nouveau poste.

Pour faciliter la recherche d’un nouvel emploi, mieux vaut s’adresser à des institutions spécialisées comme pôle emploi. Une reconversion à l’intérieur d’une même entreprise est de même possible. Rien ne coute d’essayer de convaincre l’employeur. Cela demande bien évidemment un certain tact.

B) Reconversion professionnelle et création d’entreprise les détails

Ici, la personne va se reconvertir totalement et effectue un changement en profondeur. Elle ne cherche pas à entrer dans une boite proposant un meilleur travail et un meilleur salaire, il va simplement créer son entreprise. Il deviendra par conséquent le dirigeant. Cela impactera sur son statut puisqu’il passe de salarié à entrepreneur.

L’avantage avec cette seconde solution, c’est que l’on peut mettre en place petit à petit, à temps partiel par exemple. Une fois que l’entreprise est prête, il est plus facile de délaisser l’ancien travail et de se consacrer entièrement sur celle-ci.

Il peut alors, selon le secteur d’activité qu’il a choisi, opter soit pour une entreprise individuelle soit pour une société commerciale ou civile. Dans tous les cas, cela suppose une bonne organisation et l’accomplissement de certaines démarches pour pouvoir exercer légalement une activité.

  1. Auto-entrepreneuriat

L’auto-entrepreneuriat est la formule la plus simple pour ceux qui optent pour la création d’entreprise. Même les formalités sont assez faciles à réaliser. Il suffit d’une déclaration auprès du Centre de Formalités des Entreprises (CFE). Toutefois, il est inadapté pour les projets de grande envergure.

Lorsque le chiffre d’affaires de la microentreprise dépasse un certain plafond, elle perdra bon nombre de ses privilèges notamment fiscaux. Par exemple après ce seuil, elle sera soumise au régime réel de la TVA.

  1. Devenir associé dans une société

Créer une société est également une excellente solution. Cela permet d’investir à plusieurs. Les membres supportent les risques ensemble et partagent les bénéfices. À l’inverse de l’entreprise individuelle, un projet de création ou de reprise de société nécessite l’accomplissement de formalités parfois un peu lourdes.

Deux options s’offrent alors à celui qui souhaite investir dans une société, soit en fonder une et partir repartir à zéro soit acheter des actions ou des parts sociales.

  1. Opter pour le portage salarial

Il existe une troisième voie entre le changement d’employeur et le projet de création d’entreprise, le portage salarial. Pour faire simple, cela consiste pour un travailleur indépendant, de se faire porter par une société de portage. Toutefois, il n’y a pas de contrat de travail établi entre eux.

La société de portage n’est pas la supérieure hiérarchique du porté. Celui-ci conserve toute son indépendance dans l’exercice son activité et la manière de réaliser ses tâches. Il se charge lui-même de trouver ou d’acheter son propre matériel. Il reste libre dans tout ce qu’il fait. En réalité, il laisse simplement tous les aspects administratifs à l’entreprise de portage.

Moyennant commission cette dernière gère la paie et les cotisations sociales par exemple. A cet effet, le porté est considéré comme un salarié devant la loi et bénéficie des avantages liés à ce statut. En outre, cette forme de montage juridique est un excellent moyen de s’essayer dans le monde des travailleurs indépendants. En d’autres mots, il s’agit d’un ballon d’essai en vue d’une véritable reconversion professionnelle et création d’entreprise.

III/ Reconversion professionnelle et création d’entreprise, trouver un moyen de financer son projet

Plusieurs solutions sont envisageables pour aider au financement du nouveau projet de reconversion professionnelle et création d’entreprise.

A) La question de la démission avant la reconversion et l’allocation chômage

Il est fort probable que l’on soit obligé de démissionner pour pouvoir se reconvertir dans une autre activité. Tel est le cas lorsque celle-ci requiert une grande disponibilité. Grâce à un dispositif mis en vigueur en 2019, il est possible dans certaines conditions d’une allocation chômage. Le salarié démissionnaire doit :

  • Effectuer une demande auprès du conseil en évolution professionnelle
  • Établir un projet de reconversion professionnelle qui tient la route pour convaincre le CEP.
  • Être lié par un CDI à son employeur. Il doit également avoir travaillé 5 ans dans son domaine d’activité salarié au moins et sans interruption.
  • Constituer enfin un dossier en vue d’obtenir une attestation de caractère réel et sérieux. Celle-ci est de même délivrée par le CEP.

L’allocation chômage est par conséquent un bon moyen pour disposer d’un fond de départ. Ou bien cela permettra à l’entrepreneur de subvenir à ses besoins le temps que son investissement fructifie.

B) Financer sa formation

Il est toujours plus judicieux de se former avant de se lancer dans une aventure nouvelle sauf si l’on dispose déjà d’une très grande expérience. Dans la première figure, il y a deux alternatives au choix :

  1. Exercer son droit de formation

Chaque salarié a un compte personnel formation qui comptabilise ses heures de formation. Les demandeurs d’emploi ont droit de les utiliser librement le montant contenu dans celui-ci pour payer des formations non forcément lié à son travail actuel.

  1. S’aider du conseil en évolution professionnelle (CEP)

Ce conseil aide celui qui souhaite se reconvertir dans ses choix et ses actions. Il lui donne les moyens de bien réfléchir et d’éviter les décisions hâtives.

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Vania Ranaivoarisoa

Juriste diplômée en Master 2. Vania rédige sous la direction de Loïc Le Goas, Avocat et Président de Legalvision.

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