Ouvrir un escape game, les conseils de LegalVision

L’escape Game est un des divertissements tendances du moment. Il tend même à supplanter le jeu vidéo, le cinéma et le parc d’attractions. Voilà pourquoi les jeunes entrepreneurs s’y intéressent autant. Toutefois, si l’idée est alléchante, la mettre en pratique est une autre histoire. Derrière les projets à succès réussis se cache en effet un travail sérieux et méticuleux. En outre, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une entreprise, avec un statut juridique comme une autre, ce qui implique la construction d’un business plan et la soumission à un certain nombre de normes. Pour ouvrir un escape game, les points les plus importants sur lesquels se pencher sont :

  • L’élaboration du business plan

  • Le choix de l’emplacement de l’escape game

  • La forme sociale de l’entreprise gérant l’escape game

 

I/ Ouvrir un escape game, l’élaboration du business plan

Tout entrepreneur, gestionnaire d’un escape game voulant percer dans son secteur doit toujours commencer par une étude de marché. Celui-ci va aboutir à la construction du business plan.

A) Définition d’un objectif clair et précis

Que ce soit dans la vie quotidienne ou bien pour ouvrir un escape game, tout le monde a besoin d’objectif pour avancer. Dans le cas contraire, il est quasiment impossible de coordonner ses actions et de prendre les bonnes décisions au bon moment. Au contraire on perd énormément de temps à hésiter.

Bien évidemment, l’idée est ici de créer une salle d’escape game populaire et surtout rentable. Pour ce faire, il est nécessaire de se poser les questions suivantes :

  • Quel chiffre d’affaires vise-t-on exactement ?
  • Est-ce que cet objectif est atteignable ?
  • L’équipe a besoin de combien de temps pour le réaliser ?
  • Quel genre d’escape room est tendance : le « get out » ou les énigmes à la Sherlock Holmes ?

En résumé, pour définir le but à atteindre, on doit tenir compte du temps et de l’espace. On peut aussi s’inspirer du modèle SMART (simple, mesurable, ambitieux et atteignable, réaliste et temporel) de Peter Drucker.

B) Élaboration d’un questionnaire à partir de l’objectif

À partir de l’objectif bien établi, il est aisé de dresser par la suite un questionnaire pour collecter les informations importantes. Qu’importe le nombre de questions, il faudra que cela tourne autour de trois grandes lignes :

  1. L’état du marché

Il est, en effet, important de savoir si la demande est plus grande que l’offre. Le meilleur moyen pour ce faire consiste à consulter les forums ou les réseaux sociaux. Même le bouche-à-oreille peut-être une source non négligeable d’information. Il est crucial d’avoir une vision à court et à long terme de l’évolution du marché.

  1. Le type de clientèle

De même que l’état du marché, la définition du public cible est aussi indispensable. En d’autres termes, il s’agit d’abord de connaitre leurs besoins et attentes pour ensuite savoir si l’on dispose d’assez de moyens et de savoir-faire pour les satisfaire. Dans ce cas, la principale question est de savoir : « est-ce que le concept est vendeur » ? Par exemple, l’escape game permet-il servir pour le team buildings des employés d’une entreprise ?

  1. Le niveau de concurrence

Si le secteur ou l’activité semble florissant, il est fort probable que d’autres entreprises s’y intéressent également. Dans ce cas, mieux vaut procéder à une analyse complète avant de décider. À noter que l’observation des entreprises rivales ou avançant des offres similaires permet à une entreprise de perfectionner ses propres prestations.

  1. La délimitation de la zone de chalandise

Celle-ci déterminera l’emplacement de l’escape game. Le centre-ville n’est pas forcément le cadre idéal pour ce genre d’activité. Au contraire, il est tout à fait possible que la clientèle préfère un lieu éloigné pour changer de l’environnement urbain étouffant.

Quand on termine l’élaboration du questionnaire, on passe à la collecte des données. Dans ce cas, on a le choix entre la méthode quantitative et la méthode qualitative. Faire appel à un professionnel en la matière demeurera en tout état de cause une bonne initiative.

C) Analyse des réponses et des résultats obtenus

Lorsque l’on a amassé assez de données, il faut passer par l’analyse et la synthèse de celles-ci. Le mieux sera toujours de dresser un tableau des résultats pour y voir un peu plus clair. Avec l’approche quantitative, celui-ci sera plus facile à construire.

À la fin, l’entrepreneur a une vision globale et détaillée du marché. Il disposera de tout ce dont il aura besoin pour décider des actions à entreprendre. Le but de cet exercice consiste également à dresser le prévisionnel financier.

D) La détermination du prévisionnel financier

Si l’on veut ouvrir un escape game il est impératif de rédiger un prévisionnel financier. Ce dernier sert en effet à évaluer la rentabilité de l’activité sur une durée entre 2 à 3 ans. Il est en réalité assez similaire à la capacité d’autofinancement. En effet, il détermine si l’entreprise sera capable d’enregistrer des bénéfices tout en supportant le coût d’exploitation.

Ce document est dans ce cas la base même du business plan. S’il tient la route, le projet trouvera facilement preneur. Ainsi, il sera plus facile pour la société de trouver des appuis financiers et des collaborateurs.

 

II/ Ouvrir un escape game, le choix de l’emplacement de l’escape game

Le choix de l’emplacement est une des clés de la réussite d’un projet d’ouverture d’escape game. Aussi, mieux vaut éviter les choix hasardeux et se pencher sérieusement sur la question. Heureusement, il suffit simplement de s’appuyer sur l’étude de marché précédente pour sélectionner le lieu idéal.

A) La zone de chalandise et le flux de mobilité

L’endroit doit surtout se retrouver dans une bonne zone de chalandise et disposer d’un optimal flux de mobilité.

  1. La zone de chalandise qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit tout simplement de la zone géographique qui génère la majorité de la clientèle. On applique d’ailleurs une technique spécifique pour la délimiter (courbes isochrones et isométriques). Quoi qu’il en soit, à partir de la connaissance de cette aire, il devient possible d’estimer le montant potentiel des bénéfices et par conséquent du chiffre d’affaires. Il sera alors plus facile de savoir si ouvrir un escape game aux alentours est opportun.

  1. Le concept de flux de mobilité

En relation avec la zone de chalandage, le flux de mobilité est de même un indicateur prédictif de performance. Il donne une idée sur le nombre d’éventuels clients passant devant la nouvelle salle d’escape game. En d’autres mots, on qualifie les chalands à partir de plusieurs profils types.

B) La sélection du local pour l’escape game

À vrai dire, les indicateurs comme la zone de chalandise tendent juste vers une chose, la décision finale. Dans ce cas, il est judicieux de lister les lieux les plus avantageux pour enfin n’en retenir qu’un seul. Une descente sur terrain est par conséquent obligatoire pour vérifier la véracité des informations acquise.

Pour trancher entre deux endroits identiques, on peut tenir compte des détails comme les commodités : parking, restaurants aux alentours, accessibilité des autres sites de loisirs…

III/ La forme sociale et fiscalité de l’entreprise gérant l’escape game

Pour créer un escape game en France, il est impératif de se conformer avec la législation en vigueur. Dans ces conditions, l’entreprise doit avoir une forme juridique. Le droit positif français laisse les entrepreneurs libres de choisir entre l’entreprise individuelle, la société de capitaux et la société de personnes. Cela aura bien évidemment des impacts sur la fiscalité. Ainsi pour ouvrir un escape game, il est préférable pour les fondateurs d’opter pour :

A) La SARL et l’EURL

Composée au moins de deux associés, la société à responsabilité limitée SARL dispose de la personnalité juridique. DE ce fait, elle gère son propre patrimoine à travers ses dirigeants. Ses membres ne sont responsables des pertes qu’à hauteur de leur apport personnel. La véritable particularité de cette société réside dans le statut du gérant. En effet, si le gérant est associé majoritaire, alors il sera rattaché au régime de la sécurité sociale des indépendants. En revanche, il sera assimilé salarié s’il est minoritaire ou égalitaire . Il est à remarquer qu’il est également possible de créer une EURL détenue par un seul sociétaire. Mais, les patrimoines de la société et de ce dernier sont dissociés.

B) La SAS et la SASU

La société par actions simplifiée (SAS) et la société par actions simplifiée unilatérale (SASU) sont une variante des sociétés de capitaux. Ele se distingue par sa souplesse. La loi est en effet peu contraignante quant à la rédaction de ses statuts.  De plus, il n’y a pas de capital minimum imposé. Elle est dans ce cas idéale pour les startups et les PME qui ne disposent que d’un budget limité. En outre, contrairement à la SARL, à sa tête on nomme un président avec des pouvoirs assez étendu et qui bénéficie également des privilèges du salarié.

C) Fiscalité de l’entreprise

La forme sociale retenue définit le régime de fiscalité à laquelle se soumettent les associés et la société elle-même. Dès lors, il faut juste retenir deux règles de base.

Les sociétés de capitaux comme les SARL, et les SAS, dans une certaine mesure sont redevables de l’import sur les sociétés. Le prélèvement porte sur le capital et les bénéfices. Une option pour l’impôt sur le revenu est cependant possible dans certaines situations.

 

 

 

 

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