Ouvrir un barber shop : les conseils de Legalvision pour réussir

Le port de la barbe est revenu à la mode. C’est donc tout naturellement que les magasins spécialisés dans l’entretien de la barbe connaissent un certain succès. L’idée d’ouvrir un barber shop peut alors devenir attrayante. Si vous vous demandez comment vous y prendre, cet article est fait pour vous. Legalvision met à votre service toute son expertise juridique et vous résume les points essentiels à connaître pour lancer votre salon.

I/ Un barber shop, qu’est-ce que c’est ?

Avant d’ouvrir un barber shop, il convient de définir précisément ce que c’est et de récapituler les qualités requises pour que cela fonctionne.

A. Définition

Un barber shop (salon de barbier en français) est un endroit où les hommes viennent se faire couper et entretenir la barbe, la moustache et les cheveux. Ainsi, on peut dire que le barber shop est un salon de coiffure destiné uniquement aux hommes.

B. Créer un barber shop : les qualités requises

Pour ouvrir un barber shop et que son affaire marche, le barbier doit être évidemment passionné par son métier. Cependant, cela ne suffit pas. Plusieurs qualités sont nécessaires pour exercer le métier de barbier :

    • Tout d’abord, le métier de coiffeur barbier est un métier physiquement difficile. Il implique de devoir rester toute la journée debout et peut donc entrainer des problèmes de santé (douleurs au dos, troubles musculo-squelettiques,…). Il faut donc, avant d’ouvrir un barber shop, être certain d’être en mesure de pouvoir supporter ces contraintes.
    • Ensuite, le barbier doit être doté d’un bon sens du relationnel. En effet, il sera au contact des clients tout au long de la journée. Créer un lien avec eux permettra ainsi de les fidéliser.
    • Enfin, le barbier devra avoir un bon sens de l’esthétique et être habile de ses mains. Maîtriser les techniques de rasage est en effet d’une importance capitale pour délivrer un travail de qualité et ainsi inciter la clientèle à revenir. L’obtention de diplômes permettra d’acquérir ces techniques.

II/ La réglementation pour ouvrir un barber shop

A. La réglementation relative à l’accueil de la clientèle

Il n’y a pas de règles spécifiques concernant l’ouverture d’un barber shop. L’établissement devra simplement respecter les normes relatives à l’accueil du public. Ainsi, il sera nécessaire de respecter, entre autres, la règlementation concernant :

  • L’hygiène
  • L’affichage des prix
  • La sécurité et l’accessibilité (l’accès aux personnes en situation de handicap par exemple)
  • Cotisation à la SACEM si le salon diffuse de la musique

B. Les diplômes nécessaires

Il est impératif d’être coiffeur pour pouvoir ouvrir un barber shop. Cependant, le CAP coiffure ne suffit pas. Le chef d’entreprise doit impérativement avoir un diplôme de niveau supérieur relatif aux métiers de la coiffure pour pouvoir créer son salon.
Ainsi, Il est nécessaire d’être détenteur :

  • D’un brevet professionnel de coiffure
  • Ou d’un brevet de maîtrise de coiffure
  • Ou d’un des diplômes ou titres équivalent ou supérieur homologué au répertoire nationale des certifications professionnelles (RNCP)

Il faut noter que si l’on n’a pas les diplômes requis, il est toujours possible de demander à la chambre des métiers et de l’artisanat une attestation de qualification professionnelle. Il faudra pour cela justifier d’une expérience suffisante dans ce domaine.

Pour compléter sa formation de coiffure, on peut également choisir de passer une formation de coiffure barbier. Ces formations, dispensées par des écoles de coiffure, donnent l’occasion d’apprendre les techniques spécifiques dédiées à l’entretien de la barbe et de la moustache.
Cependant, ces formations de barbiers sont souvent coûteuses. C’est alors au futur gérant d’évaluer si de telles dépenses sont utiles et peuvent s’avérer rentables à long terme.

III/ Que faut-il anticiper ?

A. L’étude de marché

Avant de se lancer dans l’ouverture d’un salon, il est impératif d’effectuer une étude de marché. En effet, ouvrir un barber shop à l’aveugle sans avoir évalué le potentiel commercial du projet est le meilleur moyen d’échouer.

Ainsi, il conviendra, pour résumer, d’identifier les habitudes de consommation dans le secteur où l’on souhaite s’installer (y a-t-il beaucoup de clients potentiels ? combien sont-ils prêts à dépenser ? etc.) et d’étudier l’offre déjà présente sur le marché (y a-t-il un salon similaire déjà existant ? la demande est-elle supérieure à l’offre ? etc.).

L’emplacement du futur salon est notamment primordial. Il est préférable de vous situer en centre-ville ou dans une commerçante de manière à vous faire connaître auprès des futurs clients potentiels. Opter pour une approche originale ou choisir d’offrir des services différents de ce qui se fait déjà peut également être un moyen de se démarquer de la concurrence et d’attirer la clientèle.

B. La prévision du budget

Le budget devra également faire l’objet d’une étude. Ouvrir un barber shop peut s’avérer rentable financièrement, encore faut-il avoir la possibilité d’apporter les fonds suffisants au départ. En effet, de nombreux investissements sont nécessaires pour mener à bien la création d’un salon de coiffure. Devront notamment être financés :

  • La location du local commercial
  • L’aménagement du local commercial
  • L’acquisition du matériel
  • La création de la société
  • L’assurance professionnelle
  • Le recours à un cabinet d’experts-comptables pour la gestion de la comptabilité et de l’administratif

Il est ainsi difficile d’estimer un budget précis puisque celui-ci dépendra de nombreux facteurs propres à la situation de chacun. Il reviendra à celui qui veut ouvrir son salon de déterminer, à partir des éléments vus ci-dessus, son seuil de rentabilité. Cela permettra d’estimer le chiffre d’affaire minimum à réaliser pour que le salon soit rentable.
Ce n’est qu’une fois que tous ces éléments ont été étudiés qu’il convient d’étudier les formes juridiques la plus propice pour lancer son salon.

IV/ Quel statut juridique choisir pour son barber shop?

Après avoir élaboré son projet, il reste une étape finale pour pouvoir le concrétiser : le choix du statut juridique lors de la création d’entreprise. Il est possible d’exercer seul en entreprise individuelle (notamment sous le statut d’auto-entrepreneur aussi appelé micro-entreprise), mais également sous la forme d’une société. Le choix de l’un ou l’autre se fera en fonction des attentes et besoin de chacun

A. Ouvrir un barber shop en entreprise individuelle

L’entreprise individuelle consiste à mettre en place une activité professionnelle sans créer de personne morale. L’entreprise est confondue avec le patrimoine personnel de l’entrepreneur. Ainsi, les formalités sont allégées par rapport aux formalités de création de société. Les démarches d’immatriculation sont rapides et peu coûteuses. S’il décide d’opter pour le statut d’auto-entrepreneur, alors il bénéficiera d’un régime social et fiscal simplifié.
Toutefois, le patrimoine personnel de l’auto-entrepreneur ne sera pas protégé en cas de difficultés financières. De plus, au-delà de 70 000 euros de chiffre d’affaires, l’entrepreneur perdra les bénéfices de l’auto-entreprise. Le développement de l’entreprise se trouve ainsi bridé. La création d’une société est donc souvent recommandée.

B. Ouvrir un barber shop en tant que société

Ouvrir une société va vous permettre de protéger votre patrimoine.
Les sociétés les plus fréquemment utilisées pour ce genre de projet sont les SARL et les SAS. Le choix de l’une ou l’autre de ces structures dépendra de vos besoins personnels (vous pouvez étudier leurs caractéristiques ici).

Il faut noter qu’il est possible de choisir ce type de société en étant associé unique. On se tournera alors vers une EURL ou une SASU.

Une fois que l’on a fait ce choix, il ne reste plus qu’à réaliser les formalités administratives. Legalvision vous offre alors une solution rapide, efficace et économique pour vous aider dans vos démarches.

Créez votre société maintenant !

4