Devenir traducteur freelance : pourquoi et comment ?

Devenir traducteur freelance sans diplôme, est-ce possible ? La réponse est affirmative. Si vous avez les capacités pour ce faire, vous pouvez gagner votre vie en tant que traducteur freelance. En effet,  le traducteur ou interprète est un professionnel du langage dont la principale mission est de retranscrire des textes ou les conversations d’une langue étrangère dans une autre langue.

Dans cet article, LegalVision met à votre service son expertise juridique pour tout savoir sur le métier de traducteur freelance. Vous trouverez ci-dessous un résumé des points essentiels à retenir :

I/  Les compétences indispensables pour devenir un traducteur freelance
II/ Le régime juridique du traducteur freelance

I/  Les compétences indispensables pour devenir un traducteur freelance

Quelles sont les qualités requises pour assurer une mission de traduction?

A) Les principales tâches du traducteur freelance ?

Il excite plusieurs missions que peut remplir un traducteur freelance. Il peut ainsi être un traducteur technique spécialisé dans un domaine comme l’industrie ou la santé.

Le traducteur littéraire travaille en général pour une société d’édition de livre pour une langue cible en particulier. Le cas échéant, il a la possibilité d’avoir des droits d’auteurs.

Pour la réalisation des doublages de films ou de reportage à la télé, on fait appel à un traducteur audiovisuel qui perçoit également des droits d’auteurs.

Quant au traducteur assermenté, on fait appel à ses services dans le domaine judiciaire. Sa mission est de traduire des documents comme les pièces d’identité ou les jugements. Quant au localisateur, il est spécialisé dans la traduction de fichier multimédia et de logiciels ou de jeux vidéo. Des droits d’auteurs lui sont alloués même si la traduction est disponible sur un site internet.

À noter que le traducteur peut également exercer sa profession en tant que salarié dans des organismes internationaux, agences de traduction ou entreprises étrangères. Mais plupart choisisse d’être un traducteur indépendant en trouvant directement des clients ou en collaboration avec des agences de voyages par exemple.

La recherche de déboucher passe aussi par la mise en ligne d’annonce sur internet ou sur les plateformes

B) Les qualités à avoir pour devenir traducteur freelance

Faire de la traduction ne nécessite pas de diplôme précis, car c’est une profession non réglementé. Cependant, en pratique, les traducteurs freelances ont tous des qualifications professionnelles, par exemple une formation au niveau des écoles spécialisées comme l’INALCO, l’ISIT, l’ITIRI et l’ESIT. Une telle formation reste un atout majeur pour trouver des clients.

Les principales qualités pour être un bon traducteur sont :

  • Avoir une connaissance approfondie de deux langues étrangères au moins ;
  • Avoir une bonne culture générale par rapport à la langue source ;
  • Être rigoureux et curieux ;
  • Être flexible et prêt à travailler avec plusieurs contraintes d’horaire par exemple.

À noter que pour devenir à la fois traducteur et interprète, une formation en langues étrangères appliquées et civilisation est souvent nécessaire.

II/ Le régime juridique du traducteur freelance

Pour devenir traducteur freelance, l’adoption d’une structure adaptée est primordiale pour en vivre correctement.

A) Devenir traducteur freelance : le choix de la forme de microentreprise

Le statut juridique de microentreprise a l’avantage non négligeable de proposer un formalisme de création plus rapide que celle des sociétés commerciales. Il suffit de faire une déclaration d’activité avec des formalités d’immatriculation totalement gratuite.

En tant qu’auto entrepreneur vous allez bénéficier d’un régime avantageux au niveau fiscal, comptable et également social. Les cotisations sociales vont dépendre du chiffre d’affaires de vos services de traduction. Quant à l’impôt sur le revenu, vous devriez les payés en même temps que les cotisations sociales.

L’inconvénient majeur de cette forme juridique est de limiter le développement de votre entreprise. En effet, le chiffre d’affaires est  limité par la réglementation en vigueur.

De plus, votre responsabilité n’est pas limitée. Elle est engagée au niveau de créances professionnelles.

B) Devenir traducteur freelance : le statut juridique d’entreprise individuelle

Avec ce statut d’entreprise individuelle, il est possible d’opter soit pour la forme d’entreprise individuelle (EI) ou d’Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée (EIRL). Si vous choisissez la forme d’EIRL, vous aurez la possibilité de séparer vos biens personnels de celle de l’entreprise. Vous pourrez également déduire de vos impôts les charges d’exploitations.

À noter qu’avec la forme d’EIRL, vous serez soumis au statut de travailleur non-salarié même si la couverture sociale est moins étendue que celle du micro entreprise.

Il faut savoir que l’immatriculation de cette forme d’entreprise n’est pas gratuite même si elle s’effectue par une simple déclaration d’activité.

C) Choisir la forme de société commerciale pour devenir traducteur freelance

Vous pouvez également opter pour la forme de société commerciale. Vous aurez le choix entre deux formes de sociétés unipersonnelles qui sont l’EURL et la SASU.

Pour l’EURL, la loi n’exige aucun capital minimum, vous aurez la possibilité de créer votre société avec un euro. En outre, le chiffre d’affaires n’est pas plafonné. Sur le plan fiscal, il est possible d’être assujetti à l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le revenu.

Le seul problème de ce statut est de ne pas pouvoir prétendre au régime des travailleurs non-salariés, mais celui des indépendants.

Pour la SASU, il est différent de l’EURL au niveau du régime social, car vous serez assimilé à un salarié. Vous serez donc soumis à l’impôt sur les sociétés.

Mais ces deux formes de sociétés ont l’inconvénient majeur de vous imposer de faire des démarches assez longues. Il est obligatoire de rédiger des statuts, de remplir un formulaire de création d’entreprises ou publier des annonces dans des journaux habilités.

En conclusion, il est important de savoir que les formalités de créations de ses sociétés ne sont pas très élevées bien qu’il existe une certaine lourdeur administrative pour démarrer votre métier de traducteur.

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