création d’une entreprise de menuiserie

apporteur d’affaires menuiserie

La noblesse du bois et la vocation de le travailler, aménagement intérieur et agencement de l’espace, c’est tout ça et plus encore le métier de menuisier poseur agenceur. Vous avez pour projet la création d’une entreprise de menuiserie, et vous hésitez entre plusieurs formes sociales ? Vous ne connaissez pas toutes les démarches à suivre pour parvenir à monter votre structure ?
LegalVision, dans cet article, met à votre service son expertise juridique pour vous aider à tout comprendre sur ce sujet. Vous trouverez ci-dessous un résumé des points essentiels à retenir:

I/ Les indispensables pour la création d’une entreprise menuiserie
II) Les démarches pour la création d’une entreprise menuiserie
III) Les différentes formes juridiques pour la création d’une entreprise menuiserie

I/ Les indispensables pour la création d’une entreprise menuiserie

A) Création d’une entreprise de menuiserie : la formation

On ne s’improvise pas menuisier. Ce métier du second œuvre nécessite évidemment une formation approfondie. Néanmoins il existe de nombreuses voies d’accès au métier de menuisier.
Le niveau CAP ou le BEP au travers du CAP menuisier, fabricant de menuiserie, mobilier et agencement, ou du CAP menuisier installateur, par exemple, suffisent à pouvoir créer son entreprise de menuiserie.
Mais certaines formations peuvent être un plus pour rassurer les investisseurs. Par exemple, un bac pro technicien menuisier-agenceur, ou un BP menuisier (2 ans après CAP) sont de nature à donner plus de légitimité au menuisier.
Enfin à niveau bac + 2 des spécialisations telles que le BTS systèmes constructifs bois et habitat, ou le BTS développement et réalisation bois viennent parfaire la théorie.

B) L’expérience professionnelle : l’alternative

Si vous n’avez pas de diplôme de niveau égal ou supérieur aux CAP ou BEP et que vous voulez créer votre entrepris de menuiserie, vous avec une alternative. En effet vous pouvez faire valoir une expérience professionnelle de trois années en qualité de salarié ou d’indépendant.
Par ailleurs, les personnes partiellement qualifiées dans une activité soumise à qualification peuvent exercer la partie d’activité correspondant à leur qualification. De plus l’inscription au Répertoire des Métiers est obligatoire et concerne aussi les micro-entrepreneurs.

II) Les démarches pour la création d’une entreprise menuiserie

Après avoir effectué une étude de marché et avoir constaté la viabilité de votre démarche il vous faudra entreprendre plusieurs démarches obligatoires ou facultatives.

A) Création d’une entreprise de menuiserie : le business plan

La constitution d’un business plan peut parfois sembler rébarbative pourtant elle est centrale. En effet c’est une étape incontournable. Ce document décrit la stratégie financière et commerciale choisie pour mener à bien un projet entrepreneurial. En ce sens il est essentiel car il permet une projection économique sur le moyen et le long terme. En outre, il permet de rassurer les investisseurs.
Votre business plan doit présenter votre projet comme viable, de tous les points de vue. Nécessairement technique, il peut être intéressant de recourir à un professionnel pour rassurer encore plus les investisseurs. En cas de difficulté à établir un business plan LegalVision peut vous aider.

B) Le stage à la préparation auprès de la chambre des métiers

Depuis 2019 le stage à la préparation pour les artisans est devenu facultatif. Cependant il reste systématiquement proposé par les Chambres des Métiers au moment de la création d’une entreprise de menuiserie. Notons que ce dernier permet de mieux préparer son projet de création-reprise d’entreprise et d’acquérir des compétences en gestion et gestion administrative. Le stage dure une semaine pour un montant de 194 euros.

C) Création d’une entreprise de menuiserie : carte BTP

Cette carte est obligatoire pour toute personne travaillant sur un chantier du BTP et donc pour les travaux de maintenance en menuiserie sur les chantier, dans la mesure où ces activités font parties intrinsèquement du secteur du bâtiment et des travaux publics. Elles sont donc par nature incluses dans les professions du BTP et, en conséquence, les salariés de ces entreprises sont dans le dispositif de la Carte BTP, quelle que soit la nature de leur intervention et quand bien même le chantier serait achevé.

D) Réglementations

Le menuisier doit également se conformer à certaines réglementations :

  • La conformité à la NRA (Nouvelle Réglementation Acoustique) pour les bâtiments construits après le le 1er  janvier 1996,
  • L’obligation d’informer au préalable les clients des prix des prestations, des tarifs horaires de la main d’œuvre, des frais de déplacement, des modalités de comptage du temps passé, des tarifs forfaitaires et du prix du devis
  • Avoir le label RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) permet aux clients d’être éligibles à certaines aides (crédit d’impôt, aides et subventions publiques à l’isolation, Eco-PTZ etc.)

E) L’assurance

Avant l’ouverture de tout chantier, le professionnel doit justifier d’une assurance de responsabilité civile professionnelle.

III) Les différentes formes juridiques pour la création d’une entreprise menuiserie

De nombreuses possibilités s’offrent à vous pour déterminer la forme juridique lors de la création d’une entreprise de menuiserie :

  • L’EIRL (Entreprise individuelle à responsabilité limitée). Elle appartient à un seul entrepreneur qui la gère et en assume l’entière responsabilité. En tant qu’unique décideur, il bénéficie d’une liberté de gestion totale et empoche la totalité des bénéfices. Convient parfaitement pour une petite structure. Mais l’inconvénient majeur est la responsabilité face aux dettes professionnelles. Ainsi, pour plus d’informations LegalVision vous accompagne.
  • la SARL (Société à responsabilité limitée) est gérée par au minimum deux associés. Il peut s’agir de membres d’une même famille exerçant dans le cadre d’une profession artisanale. Un capital social est constitué. Chaque associé sera responsable à hauteur de ses apports. Ainsi, pour plus d’informations LegalVision vous accompagne
  • La SAS (Société par actions simplifiée) limite les responsabilités de chaque associé au montant de son apport, sauf en cas de faute de gestion ou de demande de garantie sur les biens privés. Elle est très flexible et demande moins de formalités sans imposer de capital social minimum. La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) est similaire à la SAS mais est gérée par un seul associé. Ainsi, pour plus d’informations LegalVision vous accompagne.
  • L’autoentrepreneuriat en artisanat est un statut juridique récent. Ainsi, pour plus d’informations LegalVision vous accompagne.

William Leroy

William Leroy

William est juriste chez Legalvision, bénéficiant de la formation d'un double diplôme en droit des affaires et en école de commerce, il a un fort attrait pour le droit des sociétés.

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