L’impact du coronavirus sur l’économie

La contagion due au coronavirus fait craindre un ralentissement important de l’activité économique. Le choc d’offre provoqué par cette crise pourrait entraîner une sérieuse baisse du PIB mondial et mettre un coup d’arrêt à la reprise.

Comment les entreprises gèrent-elles cette épidémie ?

Pour essayer d’éviter la propagation du virus, de nombreuses entreprises ont déjà mis en place un plan de continuité de leur activité. C’est le cas, par exemple, des entreprises françaises ayant des filiales en Chine. En effet, elles ont envisagé de réorienter leurs activités, ou même rapatrier leurs salariés expatriés.
Par ailleurs, certaines entreprises françaises ont des rapports privilégiés avec la Chine, elles ont donc dû prendre des mesures en conséquence.

Quelles sont les mesures prises ?

Les entreprises sont en effet dans l’obligation de fournir les moyens de prévention adaptés pour protéger la santé de leurs salariés.

Il existe en France un droit au retrait. C’est un droit que la loi accorde aux salariés quand ils sont face à une situation de danger grave et imminente. Le salarié doit pouvoir justifier qu’il est dans cette situation, soit parce qu’il est dans une zone de risque, soit parce que ses collègues sont susceptibles de le contaminer. Ce droit de retrait n’inclut ni sanction, ni baisse de rémunération.

Qu’en est-il de l’économie française ?

L’épidémie de coronavirus fragilise certains secteurs. En effet, dans le domaine touristique, tel que les hôtels ou les locations d’appartements, beaucoup font face à une baisse considérable.
S’agissant du trafic aérien européen, une perte de 30 milliards d’euros est estimée.
Dans le secteur industriel, plusieurs usines françaises sont en chômage partiel.

De plus, le coronavirus a des conséquences économiques dans le secteur du vin. En effet, beaucoup travaille avec le marché Chinois. Les négociants se retrouvent donc avec des marchandises en attente dans les ports ou dans les stockages entre l’Europe et l’Asie.
Le marché chinois est paralysé : pas de commande, pas de distributeur, pas de transporteur non plus.
Notamment, les vignerons doivent faire face à une baisse drastique de leurs exportations, souvent seuls et avec très peu de trésorerie. Beaucoup ne s’en remettront pas.

Pour finir, cette épidémie va obliger les entreprises à revoir leurs chaînes de production. Ainsi, le risque majeur est qu’elle fasse baisser l’investissement et donc qu’elle pousse vers les liquidations de nombreuses PME.

Et s’agissant de l’économie mondiale ?

L’OCDE a fortement revu en baisse ses prévisions de croissance pour 2020. La croissance mondiale devrait être de 2,4 % contre 2,9 % auparavant. La zone euro devrait passer de 1,1 % à 0,8 %. En France, la chute serait aussi brutale en passant de 1,2 % à 0,9 %.

De plus, alors que les cours du pétrole sont au plus bas, les bourses européennes ont chuté brutalement. A Paris, le CAC 40 a perdu 8,39%.
A Francfort, le Dax a perdu 7,94%, cela ne s’est jamais produit depuis le 11 septembre 2001. La Bourse de Milan a chuté de 11,17%, à 18 476 points.
Les principales Bourses d’Asie ont elles aussi subi de lourdes pertes comme celle de Tokyo avec une chute de 6,15 %.

Existe-t-il des sociétés pour lesquelles le coronavirus à un impact « positif » sur leur productivité ?

En effet, il existe seulement trois entreprises en France à produire des masques de protection, dont deux spécialisées. Toutefois certains pays d’Europe sont eux en pénurie de ces masques. Ils font donc des commandes en France qui peuvent aller jusque quelques millions de masques.

Parmi ces trois sociétés françaises, il existe la société Valmy, société qui fabrique des masques de protection et du matériel d’hygiène jetable. Celle-ci tourne jour et nuit sept jours sur sept. Le directeur de Valmy dit avoir recruté une trentaine de salariés en l’espace de quelques semaines.

Qu’en est-il de l’environnement ?

Pour finir, la Chine est un des pays le plus polluants du monde et donc un des pays qui émet le plus de CO2. Cependant, depuis quelques semaines les répercussions sur la demande énergétique et les émissions du pays commencent à se faire sentir.

Ainsi, la demande d’électricité et la production industrielle ont baissé de manière considérable. Il s’agit notamment de l’utilisation de charbon dans les centrales électriques, le taux d’exploitation des raffineries de pétrole dans la province de Shandong, la production des principales lignes de produits sidérurgiques. De plus, les vols intérieurs ont baissé de 70%. Tout cela a donc entraîné une réduction de 15 à 40 % de la production dans les principaux secteurs industriels.

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