Créer son entreprise de restauration, les étapes à suivre

La cuisine est un trésor du patrimoine français. Portée par une vague médiatique impressionnante, les jeunes diplômés passionnés de cuisine sont nombreux à se lancer dans l’activité de restauration. En effet, vers 2014, les créations d’entreprise liées aux activités de restauration et d’hébergement ont connu une hausse de 10%. Aujourd’hui, les chiffres restent encore impressionnants. Synonyme de convivialité et de partage, la restauration est un métier qui fait rêver. Toutefois, créer son entreprise de restauration ne s’improvise pas. En plus de la passion, il faut bien choisir le concept de l’activité. Par ailleurs, plusieurs démarches administratives sont obligatoires.

Sommaire

I/ Choisir le type de restaurant à ouvrir
II/ Bien choisir son emplacement
III/ Créer son entreprise de restauration, quelles sont les autorisations nécessaires ?
IV/ Choix de la structure juridique
V/ Les formalités d’une création d’entreprise de restauration
VI/ Comment développer son entreprise de restauration

I/ Choisir le type de restaurant à ouvrir

En France, on compte principalement trois grandes familles de restaurants. Ainsi, un entrepreneur qui souhaite créer son entreprise de restauration a le choix entre le restaurant traditionnel, le restaurant rapide et le restaurant livré à domicile.

A) Un restaurant traditionnel

La restauration traditionnelle couvre plusieurs types d’établissements tels que :

  • Les restaurants gastronomiques
  • Les restaurants familiaux
  • Les coffee shops
  • Les hôtels
  • Les brasseries

Contrairement aux restaurants rapides qui se situent uniquement en centre-ville, les restaurants traditionnels peuvent être implantés autant dans les grandes villes que dans les zones rurales. Il se distingue des deux autres types de restaurants par le fait que les plats sont préparés, servis et consommés sur place. Par conséquent, il nécessite un investissement plus important. En effet, en plus de devoir trouver un emplacement spacieux, il faudra également recruter beaucoup de personnels.

B) Un restaurant rapide

Le restaurant rapide est le type de restaurant le plus prisé par les jeunes entrepreneurs. Car, il demande une logistique simplifiée et un investissement financier moins conséquent que le restaurant traditionnel. La restauration rapide est caractérisée par l’absence de service de table, l’usage d’emballage jetable et des heures d’ouverture très flexibles. Elle englobe les:

Les menus proposés par les restaurants rapides sont en général proposés en formule. Aussi, les produits sont vendus au comptoir. Les clients peuvent décider de consommer sur place ou d’emporter leur nourriture. En général, les restaurants rapides se situent dans les grandes villes.

C) Un restaurant livré à domicile

Créer son entreprise de restauration livrée à domicile est une activité qui propose des préparations de plats qui seront livrés à une clientèle déterminée. Il s’agit principalement de salariés ou de particuliers. Les plats sont préparés dans un point de vente et livrés au plus tard en une demi-heure. Un restaurant livré à domicile peut être une extension d’une activité gastronomique existante (traiteur, restaurant, charcuterie). Ou une activité spécifique dédiée à la livraison à domicile. Dans ce dernier cas, l’activité ne nécessite pas un emplacement sur place.

II/ Bien choisir son emplacement

Un bon emplacement est un élément essentiel dans la stratégie marketing. Il ne doit pas être choisi sur un coup de cœur. L’emplacement contribuera à générer un chiffre d’affaires. De ce fait, une étude en amont est nécessaire. Cela permettra d’analyser le comportement des locaux, leur habitude et leur pouvoir d’achat.

A) La démographie

En principe, plus il y a du monde, plus les chances d’attirer des clients disposés à essayer de nouvelles tables augmentent. Cependant, il est avant tout nécessaire d’étudier le profil des clients qui fréquentent les lieux (comportement, âge, sexe…). Ensuite, l’entrepreneur doit vérifier si la population locale correspond au public ciblé par son projet de créer son entreprise de restauration. En effet, rien ne sert de proposer des services haut de gamme dans une rue où la majorité des fréquentations est populaire. Enfin, toujours dans cette optique de stratégie géomarketing, il est nécessaire d’étudier le flux des passants. Celui-ci peut varier d’une rue à une autre.

B) Les commodités

L’emplacement est le principal critère de choix des consommateurs lorsqu’ils choisissent un restaurant. Un restaurant traditionnel doit disposer d’un parking, être facile d’accès et se situer dans une grande rue. Avoir une terrasse peut être très bénéfique. En effet, en été, la majorité des clients préfèrent s’installer sur les terrasses des restaurants. Toutefois, l’installation d’une terrasse, qu’il s’agisse de restauration traditionnelle ou rapide implique le respect de certaines formalités. De ce fait, l’entrepreneur qui souhaite créer son entreprise de restauration et y installer une terrasse doit obtenir l’autorisation de la mairie ou du préfet. Sans cette autorisation, l’entrepreneur encourt une amende de 1500 euros. De leur côté, les restaurateurs ambulants tels que les food truck ou les camions pizza doivent privilégier les parcs et les zones de bureau et les écoles.

C) La concurrence

L’étude du voisinage, notamment des concurrents sur place est un élément essentiel dans la stratégie marketing. Ainsi, un entrepreneur qui souhaite créer son entreprise de restauration doit connaître ses concurrents, leur mode de fonctionnement, et les produits qu’ils proposent. À partir de cette étude, il devra révéler les points à améliorer, ainsi que les éléments qui lui permettraient de se différencier des autres.

III/ Créer son entreprise de restauration, quelles sont les autorisations nécessaires ?

Ouvrir un restaurant est une activité qui ne s’improvise pas. En effet, elle est réglementée et nécessite l’accomplissement de plusieurs formalités, notamment administratives. Par conséquent, restaurateur qui souhaite ouvrir un restaurant, qu’il s’agisse de restaurant traditionnel, de snack,  fast-food, ou livré à domicile doit obtenir des autorisations délivrées par les autorités compétentes.

A) Pour les restaurants traditionnels

  • Le permis d’exploitation

Une personne qui souhaite créer son entreprise de restauration, ou reprendre un restaurant doit être titulaire d’un permis d’exploitation. Ce dernier lui donne l’autorisation de servir des boissons à ses clients pendant les repas. En outre, loi du 31 mars 2006 en son article 23 précise que tous les restaurateurs doivent suivre une formation spécifique pour obtenir ce permis. Cette formation est dispensée par des organismes agréés par le Ministre de l’Intérieur. Sa durée varie en fonction des expériences et parcours professionnels de chacun. Ainsi, les restaurateurs qui justifient d’une expérience de 10 ans en tant qu’exploitant suivront une formation de 6 heures. Par contre, ceux qui en ont moins devront suivre une formation de 20 heures. À l’issue de la formation, les participants recevront le permis d’exploitation valable pendant dix ans.

Vous pouvez obtenir votre permis d’exploitation en suivant la formation dispensée par Alvea, organisme agréé par le ministère de l’intérieur. Alvea propropose un programme complet à un prix attractif. Différents modules sont proposés :

  • L’environnement juridique des débits de boissons,
  • Les conditions liées à l’ouverture d’un bar, restaurant…
  • Les conditions liées à l’exploitation d’un débit de boissons
  • La réglementation locale.

Pour une compréhension totale des thématiques abordées, des mises en situations sont organisées par Alvea.

  • La déclaration d’ouverture d’un débit de boisson

Une fois avoir obtenu le permis d’exploitation, le restaurateur doit faire une déclaration d’ouverture de débit de boisson auprès de la mairie. Celle-ci doit être réalisée 15 jours avant l’ouverture du restaurant. À l’issue de cette procédure, la mairie délivrera un récépissé de déclaration de licence. Cette dernière doit être transmise au Greffe du tribunal du commerce.

La licence de débit de boisson est obligatoire pour tous les restaurants qui souhaitent vendre des boissons alcoolisées que ce soit à titre d’activité principale, comme un bar ou accessoire. Cela peu importe que les boissons soient consommées sur place ou à emporter. Le Code de la Santé publique prévoit trois types de licence (à noter que la licence 1 a été supprimée en 2011):

  • La licence 2ème catégorie, pour les boissons fermentées et non distillées comme le cidre, le vin, la bière ou l’hydromel
  • Le licence 3ème catégorie, pour les apéritifs à base de vin, les vins de liqueur avec un taux d’alcool pur ne dépassant pas 18°,
  • Celle de 4ème catégorie, pour les tout type de boisson à consommer sur place ou à emporter.

D’un autre côté, les restaurants qui ne vendent des boissons que lors des repas doivent détenir la licence « restaurant ».

  • La petite licence restaurant permet de servir des boissons sans alcool et ceux appartenant à la 2ème catégorie. Ils doivent être uniquement servis à titre d’accessoire de la nourriture.
  • La licence restaurant par contre permet de servir tous les types de boisson de toutes les catégories.
  • La déclaration d’activité

Elle est nécessaire dans le cas où le restaurateur « traite, manipule, transforme ou entrepose des denrées animales ou de provenance animale ». De ce fait, il doit déclarer son activité auprès de la DDPP ou Direction départementale pour la Protection des Populations. Cette déclaration doit être accomplie dans le mois suivant l’ouverture officielle du restaurant. Par la suite, ce dernier recevra  l’agrément sanitaire.

B) Pour les restaurants rapides ambulants

Comme le restaurant traditionnel, créer son entreprise de restauration rapide exige le respect des normes imposées par la législation en vigueur. C’est pourquoi, plusieurs autorisations sont nécessaires.

  • La carte de commerçant ambulant

Les restaurateurs qui exercent des activités de restauration ambulante doivent posséder une carte de commerçant ambulant. Elle est délivrée par la CFE de la Chambre des métiers ou celle de la Chambre de commerce et d’industrie. La CFE dispose de 2 mois pour répondre à une demande de carte de commerçant ambulant. Toutefois, si le restaurateur démarre son activité avant la fin de ce délai, il peut demander un certificat provisoire. Celui n’est valable que pour un mois. La carte de commerçant ambulant quant à elle doit être renouvelée tous les 4 ans.

  • L’autorisation d’occupation d’un emplacement

Si le restaurateur n’exerce pas son activité dans un local fixe, il doit disposer d’une autorisation pour les emplacements qu’il occupe. Cette autorisation est délivrée par la mairie s’il s’agit d’un emplacement situé dans un espace public (permis de stationnement pour les emplacements sans emprise au sol et permis de voirie pour ceux avec une emprise au sol).  Par contre, si l’emplacement est situé sur un marché ou dans un hall, la compétence de délivrance de l’autorisation revient à la préfecture (permis d’installation). Enfin, s’agissant d’un espace privé, il convient de demander l’autorisation du propriétaire.

Aussi, la licence petit restaurant ou licence restaurant est nécessaire si le restaurant propose des boissons alcoolisées à ses clients. Il faudra également une déclaration d’activité auprès de la DDCPP au cas où il vend des denrées alimentaires comportant des substances d’origine animale.

C) Pour les restaurants livrés à domicile

Tout comme les restaurants traditionnels, les restaurants livrés à domicile doivent obtenir un permis d’exploitation s’ils entendent livrer des boissons alcoolisées à leurs clients. Par ailleurs, ils doivent également posséder une licence de débit de boisson.

  • La petite licence à emporter permet au restaurateur de vendre des boissons alcoolisées de la 2ème et 3ème catégorie.
  • La licence à emporter lui permet de vendre tous les types de boisson.

D) Les règles spécifiques

Outre les autorisations administratives nécessaires à chaque restaurateur de chaque catégorie, des règles spécifiques doivent être respectées lorsqu’on souhaiter créer son entreprise de restauration.

  • Les règles en matière d’hygiène et de sécurité

Chaque restaurateur a l’obligation de respecter les règles générales de salubrité. Il s’agit notamment des conditions d’hygiènes concernant les locaux et les équipements utilisés, l’alimentation en eau, les conditionnements et l’emballage des denrées alimentaires les déchets alimentaires, ainsi que l’hygiène personnelle.

Les restaurants sur place doivent posséder des toilettes, et des lave-mains. Ils doivent être facile d’accès pour les personnes à mobilité réduites, et respecter l’interdiction de fumer. Aussi, depuis le 01er octobre 2012, les restaurateurs traditionnels et rapides doivent suivre une formation sur les règles d’hygiène alimentaire. Elle est dispensée par des organismes déclarés auprès de la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture, et de la Forêt.

  • La méthode HACCP

La méthode HACCP ou « Hazard Analysis Critical Control Point » (analyse des dangers – points critiques pour leur maîtrise) est un outil de travail permettant de maîtriser les dangers importants. Ces dangers peuvent être chimiques, physiques ou biologiques. L’outil HACCP évalue les risques et propose des méthodes afin de les maîtriser. Il comprend sept principes :

  • L’identification du danger
  • La détermination des questions et points critiques
  • La fixation des limites critiques
  • L’établissement des surveillances
  • L’établissement des opérations correctives
  • La réalisation des procédures de vérification

IV/ Choix de la structure juridique

Le choix de la forme juridique est une étape déterminante dans la création d’entreprise. De la forme juridique choisie dépendra la fiscalité de l’entreprise, la responsabilité des associés, ainsi que l’organisation interne. Concernant plus particulièrement les restaurants, l’entrepreneur a le choix entre plusieurs formes juridiques. Tout dépend du fait qu’il veuille lancer son projet seul ou avec des associés.

A) Les structures juridiques à associé unique

Un entrepreneur qui souhaite créer son entreprise de restauration et diriger le seul a le choix entre lancer une micro-entreprise, une entreprise individuelle ou une société unipersonnelle.

  • La micro-entreprise

Le statut de micro-entreprise est une forme juridique intéressante pour les restaurants. Notamment pour ceux qui souhaitent démarrer avec une petite activité. Cette forme convient surtout aux restaurants rapides et ceux livrés à domicile. Le régime d’une micro-entreprise présente plusieurs avantages.

Premièrement, le mode de calcul des charges sociales est transparent et prévisible. Il s’agit d’un pourcentage que l’on applique au chiffre d’affaires, également appelé régime micro-social.

Deuxièmement le prélèvement de l’impôt sur le revenu se fait sur le capital social.

Troisièmement, il n’y a pas besoin de tenir une comptabilité. Il suffit de faire un suivi du chiffre d’affaires sur un document informatique ou un cahier.

Quatrièmement, la micro-entreprise ne reverse pas de TVA en dessous d’un seuil fixé par la loi.

  • L’entreprise individuelle

L’entreprise individuelle est la forme juridique adoptée par environ 40% des restaurateurs français. Il s’agit d’une activité lancée et développée seule par une personne physique et en son nom propre. Créer son entreprise de restauration sous la forme d’une entreprise individuelle est assez simple. L’entrepreneur est rémunéré en fonction des bénéfices de la société. À cet effet, il sera soumis au régime de l’impôt sur le revenu. De plus, il dépendra du RSI (régime social des indépendants). Néanmoins, étant donné que l’entreprise n’est pas dotée de la personnalité morale, le chef d’entreprise est responsable des dettes de celle-ci. Mais, il peut limiter sa responsabilité en choisissant la forme juridique EIRL (entreprise individuelle à responsabilité limitée). En effet, cette variante de l’entreprise individuelle permet de limiter la responsabilité de son gérant.

  • L’EURL

L’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée est une forme de SARL avec un associé unique. La responsabilité de l’associé est limitée à ses apports. Il est imposé par l’IR. Néanmoins, le gérant peut décider d’opter pour l’impôt sur les sociétés. Il est considéré comme étant un travailleur non-salarié.  Cette structure est particulièrement intéressante dans la mesure où elle peut se transformer en SARL au cas où l’associé unique déciderait d’intégrer d’autres associés.

  • La SASU

La SASU ou société par actions simplifiée unipersonnelle est une variante de la société par actions (SAS). Le gérant de la SASU est considéré comme un assimilé-salarié. De ce fait, il évite la sécurité sociale pour les indépendants. Il choisit le salaire qu’il se verse et les cotisations sociales sont évaluées en fonction de cette rémunération. De plus, le fonctionnement d’une SASU peut être aménagé par les statuts. En principe, la SASU est assujettie à l’IS. Cependant, il est possible d’opter pour le régime de l’IR (démarche à réaliser dans les cinq ans suivant l’existence de la société).

 B) Les structures juridiques avec plusieurs associés

Si l’entrepreneur souhaite créer son entreprise de restauration avec plusieurs associés, il a le choix entre la SARL, la SAS ou la SA.

  • La SARL

Le fonctionnement d’une SARL est identique à celle d’une EURL. À la seule différence que la SARL est composée de plusieurs associés. La responsabilité de ces derniers est limitée à leurs apports. Cette forme juridique est assujettie à l’IS. Le capital est réparti entre les associés.

  • La SAS

La SAS est une société par actions composée de plusieurs associés.  En raison de sa grande souplesse, ses avantages fiscaux et sociaux,  elle attire de nombreux entrepreneurs voulant se lancer dans la restauration . Son mode de fonctionnement est simplifié. Elle peut recevoir tout type d’associés (personne morale ou personne physique). En outre, ces derniers ne sont responsables qu’à hauteur du montant de leurs apports.

  • La SA

La SA ou société anonyme est un statut juridique envisageable pour un restaurant. Cependant, elle est uniquement intéressante s’il s’agit de projet de grande envergure. En effet, cette forme de société requiert un capital de départ de 37 000 000 euros. 50% de ce capital doit être débloqué lors de sa constitution. Depuis 2015, il est possible de créer une SA avec seulement deux associés.

V/ Les formalités de création d’une entreprise de restauration

Les formalités de création d’entreprise diffèrent en ce que le restaurateur choisit le statut juridique d’entreprise individuelle ou de société commerciale.

A) Pour les entreprises individuelles

En premier lieu, l’entrepreneur devra remplir un formulaire de demande d’immatriculation. Celui-ci doit être remis en trois exemplaires signés. Cette demande doit être effectuée auprès de la CFE de la chambre de commerce et d’industrie ou de la chambre des métiers. En fait, tout dépend de l’activité exercée par le restaurateur (commerciale ou artisanale).

Ensuite, il est nécessaire de faire une déclaration d’insaisissabilité afin de protéger les biens immobiliers. En effet, en choisissant cette structure juridique, le patrimoine juridique de l’entrepreneur est exposé en cas de difficulté de l’entreprise. Toutefois, depuis le 7 août 2015, la résidence principale de l’entrepreneur est protégée par une infaisabilité de plein droit.

Enfin, si l’entrepreneur en question bénéficie de l’ACCRE, il peut effectuer une demande d’aide dans les 45 jours ultérieurs la création de l’entreprise.

B) Pour les sociétés commerciales

Les formalités de création d’une société sont plus compliquées que celle des entreprises individuelles. Pour cela, il faut suivre les démarches suivantes :

  • La rédaction des statuts
  • La constitution d’apport (numéraire, nature, industrie)
  • La signature des statuts ainsi que la nomination des dirigeants
  • La publication des statuts et d’un avis de constitution dans le journal d’annonce légale du ressort du siège de la société
  • Le dépôt du dossier auprès du greffe du tribunal du commerce
  • Faire une déclaration des bénéficiaires effectifs (à effectuer dans les 15 jours suivants la remise du récépissé de dépôt du dossier auprès du greffe.

C) La formation HACCP

Pour ouvrir son entreprise de restauration, il est impératif de suivre une formation HACCP. Sa première finalité est d’assurer la sécurité alimentaire des consommateurs. Vous pouvez suivre cette formation en salle. Le e-learning est également possible. Si vous souhaitez opter pour la formation HACCP en ligne, vous pouvez vous rendre sur le site internet https://formation-haccp-en-ligne.fr/.

VI/ Comment développer son activité de restauration ?

Le marché de la restauration est très concurrentiel. Ainsi, pour réussir, créer son entreprise de restauration ne suffit pas. Encore faut-il savoir se démarquer des autres. Une touche d’originalité et quelques détails peuvent faire toute la différence.

Pour commencer, il faut proposer un menu assez varié. Cela donnera un large choix aux clients. Mais, le restaurant devra également avoir des plats de prédilection. Ensuite, il est nécessaire d’avoir une bonne stratégie de communication pour assurer sa réputation. Pour cela, il faut faire de la publicité. Plusieurs possibilités sont envisageables comme :

  • Promouvoir l’établissement sur les réseaux sociaux
  • Créer un propre site
  • Offrir des cartes ou des flyers aux passants et aux clients
  • Inscrire le restaurant sur des sites donnant des avis.

Par ailleurs, un bon restaurant doit pouvoir se démarquer des autres par un service exemplaire. Le personnel doit être accueillant, souriant, à l’écoute des clients et être rapide.

Ensuite, il est également possible de proposer une nouvelle dimension à son établissement. Cela peut se faire par la proposition d’ « happy hours », ou de brunch tous les dimanches.

Enfin, il est nécessaire d’avoir un bon système d’encaissement. Cela permettra de gérer les stocks, de suivre les ventes et de surveiller le chiffre d’affaires du restaurant.

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