La signature électronique en quelques points

La signature électronique : Clés privées, clés publiques, cryptographie asymétrique… tous ces termes à l’apparence barbare y font tous référence. Dématérialisation oblige, tout se digitalise, y compris la signature. En effet, depuis 2000, la loi no 2000-230 du 13 mars 2000 et le décret no 2001-272 du 30 mars 2001 ont donné une valeur légale à la signature électronique en droit français. Le point sur cette révolution technologique.

La signature électronique, quésaco

Tout d’abord, la signature électronique est l’équivalent numérique de la signature manuscrite. Elle se présente sous forme de chiffres ou de suite de chiffres produits à partir d’un certificat électronique. C’est une sorte de carte d’identité numérique qui contient les données personnelles de l’expéditeur : nom, prénom, clé privée, clé publique pour crypter et décrypter la signature et nom de l’émetteur du certificat numérique.

Fichiers Word, PDF, XML, JPG… tous les fichiers numériques peuvent être signés électroniquement. Toutefois le format PDF est le plus courant, car il permet d’apposer plusieurs signatures électroniques. Dans les faits, les contrats de travail, les factures, les bons de commande et de livraison, les attestations les bulletins de paie… en un mot tous les documents clés de l’entreprise peuvent être signés en ligne.

Concrètement comment ça marche ?

Le certificat numérique est remis par un tiers de confiance (Autorité de certification) au demandeur. Soit sous forme logicielle, c’est-à-dire envoyé directement sur l’ordinateur du demandeur. Sous forme matérielle, autrement dit enregistré dans une carte à puce, une carte SIM, une clé USB ou un token. Ou sous forme dématérialisée ou cloud.

L’expéditeur signe un document, le logiciel de signature crée une empreinte numérique ou hachage (une transcription du document sous forme de suite de chiffres et de lettres) unique. Ce hachage est codé grâce à la clé privée du certificat numérique. C’est l’association de ce hachage et de la clé publique qui constituent la signature électronique.

Ainsi, le destinataire ouvre le document signé, la clé publique du signataire déchiffre le hachage. Un logiciel de vérification recalcule le hachage et s’il est conforme au hachage déchiffré, le document est certifié authentique.

À quoi sert la signature électronique ?

La signature électronique est destinée à garantir la véracité d’un document. Et pour cause, la signature électronique est infalsifiable et inaltérable. Autrement dit, un document signé ne peut plus être modifié, grâce notamment au hachage (la moindre modification crée un hachage différent).

Par ailleurs, la signature électronique permet d’éliminer les risques d’usurpation d’identité puisqu’elle n’est pas réutilisable. À une signature électronique correspond un document unique. De plus, comme la signature manuscrite, la signature électronique permet d’authentifier l’identité du signataire de manière irrévocable. De ce fait, il est impossible pour l’expéditeur de contester le document en question.

Quels sont ses avantages ?

Gain de temps. En effet, la signature électronique permet d’accélérer une transaction, car le document peut être signé partout et à tout moment, à partir de n’importe quel appareil (PC, tablette, smartphone).

Économie. Comme le document n’a pas besoin d’être imprimé, il y a une économie de papiers et de frais postaux.

Enfin, le document peut être archivé sous format numérique. C’est toujours utile en cas de litiges.

 

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