L’actualité des legaltechs

Création et gestion d’entreprise, gestion et créations d’actes juridiques, échanges professionnels, arbitrage… une chose est sûre, aucun segment de la profession juridique n’échappe à la déferlante des legaltechs. Obligeant, malgré eux, les juristes et les avocats à se réinventer pour ne pas disparaître. Il n’y a plus à en douter, les legaltechs sont promises à un bel avenir. LegalVision fait le point sur l’actualité des legaltechs.

Où en sont ces startups aujourd’hui ?

 

L’actualité des legaltechs : leur légitimité

De plus en plus de legaltechs voient le jour sur l’initiative d’avocats ou de juristes. Ces derniers, conscients des enjeux que peuvent représenter et/ou provoquer les nouvelles technologies sont en train de mettre en marche une reconversion plus impliquée. Au lieu de travailler avec des legaltechs, ils préfèrent en créer.

Avec l’association Avotech, les avocats start-upper sont en train de rééquilibrer la balance. Il faut avouer que la loi Macron L. n° 2015-990, 6 août 2015, JO 7 août ; D. n° 2016-882, 29 juin 2016, JO 30 juin a donné un coup de pouce à ces initiatives très bien accueillies par les clients.

Grâce à cette directive, les legaltechs sont en train d’être reconnues par le monde juridique. La décision du 21 mars 2017 de la Cour de cassation permettant à tout justiciable d’engager une action amiable, puis éventuellement judiciaire, grâce à une procédure automatisée, sur internet, sans avocat a conforté cette légitimité des legaltechs.

 

Une réorientation B2B qui donne le sourire aux entrepreneurs

Ces nouvelles legaltechs en s’attaquant au B2B séduisent les entrepreneurs. En effet, ces startups assistent les professionnels dans toutes leurs démarches juridiques : dépôt d’une marque, enregistrement d’une société ou sa fermeture, changement de dirigeant ou de siège social… Fini les montagnes de paperasses et les nombreuses démarches administratives. Les entrepreneurs peuvent entièrement se consacrer au développement de leur société.

Mais là où elles se démarquent, c’est dans leur déshumanisation. Oui, il ne faut pas non plus se leurrer. Bien que la numérisation juridique ait permis une plus grande accessibilité du droit, les conseils d’un avocat ou d’un juriste demeurent indispensables. Pour rédiger les statuts d’une société ou vérifier leur contenu, l’intervention d’un notaire demeure incontournable. De même que les services d’un greffier restent essentiels lors de l’immatriculation d’une société.

 

L’intelligence artificielle et le big data à la rescousse des legaltechs

Parmi les plus grands changements qui vont s’opérer dans les prochaines années, la mise en place d’une justice prédictive. Ce segment s’attaque aux conseils donnés aux utilisateurs. Grâce au big data et à des algorithmes basés sur le machine learning, il est possible de mieux orienter les conseils, d’anticiper les risques, de réduire l’insécurité juridique et de déjudiciariser une partie des contentieux.

Bien entendu, chaque situation est unique et l’intervention d’un professionnel de droit n’est pas à écarter. Surtout au cas où une procédure est engagée.

 

Les legaltechs à l’assaut de la blockchain

L’actualité des legaltechs est aussi accompagnée par l’arrivée de la blockchain. Si dans la finance, la chaîne de blocs (blockchain) a fait ses premiers pas, les professions du droit commencent à envisager l’utilisation de cet outil formidable pour optimiser l’ensemble des transactions consensuelles. En d’autres termes : les services qui ne nécessitent pas l’assistance d’un professionnel de droit ainsi que les transactions contractuelles.

Perçue comme une révolution technologique, la blockchain permet non seulement d’authentifier les transactions, mais en plus elles pourraient faciliter leur exécution avec l’utilisation de smart contracts.

 

 

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